|
Mon Seigneur
et mon Dieu

Tu m’as
conduite sur le long chemin, obscur,
Pierreux et
dur.
Maintes fois
mes forces faillirent m’abandonner,
A peine
j’espérais voir un jour la lumière
Pourtant, au
plus profond de la douleur,
Où mon cœur
se figeait,
Une étoile
claire et douce se leva pour moi.
Elle me
conduisit fidèlement- je la suivis
D’abord
hésitante, puis de plus en plus confiante,
Je me tenais
enfin à la porte de l’Église,
Elle s’ouvrit
– je demandai d’entrer.

Par la bouche
de Ton prêtre,
Ta parole de
bénédiction me salue.
A l’intérieur
des étoiles de Noël rouges
Épanouies
jalonnent le chemin jusqu'à Toi.
Elles
T’attendent en cette Nuit Sainte.
Ta bonté
pourtant
Permet
qu’elles illuminent mon chemin vers Toi.
Elles me
précèdent.
Le secret que
je devais cacher dans le fond de mon cœur,
Je peux
maintenant le proclamer à haute voix :
Je crois – je
confesse !
Le prêtre
m’accompagne sur les marches de l’autel :
J’incline le
front –
L’eau sainte
coule sur ma tête.

Est-il
possible Seigneur que renaisse
Celui qui a
déjà franchi la moitie de sa vie ?
Tu l’as dit,
et pour moi c’est devenu réalité.
Le fardeau
d’une longue vie de fautes et de souffrances
Est tombé de
moi.
Debout, je
reçus le manteau blanc
Qu’ils
déposèrent sur mes épaules,
Image
lumineuse de la pureté.
Je porte la
bougie dans ma main,
Sa flamme
annonce
Que ta sainte
vie brûle en moi.
Mon cœur est
devenu une crèche,
Elle
T’attend.
Peu de
temps !
Marie, Ta
Mère et aussi la mienne,
M’a donné son
nom.

A minuit elle
dépose son enfant nouveau-né
Dans mon
cœur.
Oh ! Aucun
cœur d’homme ne peut comprendre
Ce que Tu
réserves à ceux qui T’aiment.
Maintenant je
T’ai et ne Te lâcherai jamais plus.
Où que
conduise le chemin de ma vie,
Tu es
toujours auprès de moi,
Rien ne
pourra jamais me séparer de Ton amour ».

Edith Stein. |