| Père de tous les hommes.
Père de tous les hommes, Pour toi nul n’est trop petit. Il n’en est même aucun Dont le cœur serait trop dur pour que tu ne l’aimes. Tu as voulu avoir besoin de tous. Comment, nous les hommes, Aurions-nous moins besoin de chacun d’eux ?
Apprends-moi à découvrir les merveilles En tout homme, toute femme. La beauté, la bonté, la lumière, Une lueur encore dans le visage Le plus triste, ou le plus malheureux : Ta lumière. Fais-moi découvrir Qu’il n’est personne qui n’ait rien à dire, Rien à apporter. Et percevoir De combien d’humbles travaux En tant de lieux du monde Ma vie dépend.
De combien de gestes des hommes Depuis les tout premiers Notre culture est faite. Chacun dépend de tous aussi Pour que l’humanité soit complète, Pour que le corps de Jésus ton fils soit entier.
Il ne le sera qu’avec tous. J’attends cette plénitude, Le regard tourné vers tous ceux Qui sont à venir. Toi, Père, tu les bénis, Permets que les bénisse avec toi.
Jean-Yves Calvez |