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Attendre “Celui qui vient”
L’Avent est période liturgique qui tend à ranimer dans les chrétiens un climat de joie. Attendre « Celui qui vient », c’est prendre conscience de l’aspiration la plus foncière qui se cache en nous. Nous aspirons à l’infini divin. « Celui qui vient » répond à cette aspiration, car il est à la fois Dieu et Homme. Entre toutes les faims que nous pouvons éprouver, la faim de Dieu est la plus radicale. Trop souvent elle n’est pas assez reconnue pour ce qu’elle est, car beaucoup de soucis et de désirs plus superficiels tentent de l’étouffer. L’Avent est le moment où elle doit se dévoiler davantage et s’exprimer. Le désir de découvrir le visage de Dieu et de rencontrer celui vers lequel tend tout notre être en sa plus grande profondeur doit s’affirmer plus clairement. Dans un monde accablé de beaucoup de maux, attendre « Celui qui vient », c’est attendre celui qui se porte au secours de tous ceux qui souffrent, et procure à L’humanité salut et libération. Dans le sentiment d impuissance que nous éprouvons devant des situations de misère et de péché, C’est nourrir la grande espérance qu’un Sauveur viendra transformer la destinée de tous les hommes. Les merveilles qui se sont opérées autrefois et nous sont rapportées dans l’Évangile peuvent se renouveler par la même main souveraine de « Celui qui vient ». Toute l’âme de l’Église s’engage dans l’Avent pour attendre avec ferveur celui qui, en venant, comble l’espérance du monde
. Jean Galot.
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