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Le
sommet de l’Avent

Nous
arrivons au sommet de l’Avent.
L’Église, à travers
sa liturgie, nous a fait réfléchir, en ces jours de grâce, au
mystère de la double venue de Christ : celle dans l’humilité de
notre condition humaine, et celle, définitive, de sa Parousie.
En
ce temps, nous chrétiens, nous sommes invités à méditer sur
l’Incarnation du Fils de Dieu… sous la forme touchante d’un Enfant,
enveloppé de langes et déposé dans une mangeoire.
Mais
justement cet enfant qui guide, oriente, marque le comportement, les
choix et la vie de personnes qui l’entourent ou qui sont concernées
par son apparition.
C’est
Elisabeth, la femme âgée qui a senti germer miraculeusement dans son
sein la vie d’un enfant qu’elle attendait depuis des années, comme
une grâce du Seigneur : Jean Baptiste, son fils, sera le précurseur
du Messie. Et la langue de son mari, Zacharie, se déliera pour
glorifier les bienfaits du Seigneur envers son peuple.
Ce
sont les bergers qui peuvent contempler le Sauveur. Ce sont les
Mages qui, de longue date, scrutaient les cieux à la recherche des
secrets de l’absolu, et qui viendront se prosterner et adorer le
Nouveau-Né. C’est le vieillard Siméon qui, lui aussi, a attendu
depuis longtemps le Messie : « Lumière des nations et gloire
d’Israël. » (Luc 2,32).
C’est
Anne, la prophétesse vénérée qui jubile à cause de la Rédemption de
Jérusalem.
C’est
Joseph, silencieux, vigilant, attentif et tendre : père, gardien et
protecteur de l’enfant fragile.
C’est
elle enfin, elle par-dessus tout : la Mère, Marie Très Sainte, qui
devant l’ineffable dessein de Dieu, s’est enfoncée dans sa
petitesse, se déclarant « la servante » du Seigneur, entrant avec
une entière disponibilité dans le projet divin.

Jean Paul II |