Famille Saint Charbel  "Ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières."  Actes 2/42

 

Le sommet de l’Avent

Nous arrivons au sommet de l’Avent.

L’Église, à travers sa liturgie, nous a fait réfléchir, en ces jours de grâce, au mystère de la double venue de Christ : celle dans l’humilité de notre condition humaine, et celle, définitive, de sa Parousie.

En ce temps, nous chrétiens, nous sommes invités à méditer sur l’Incarnation du Fils de Dieu… sous la forme touchante d’un Enfant, enveloppé de langes et déposé dans une mangeoire.

Mais justement cet enfant qui guide, oriente, marque le comportement, les choix et la vie de personnes qui l’entourent ou qui sont concernées par son apparition.

C’est Elisabeth, la femme âgée qui a senti germer miraculeusement dans son sein la vie d’un enfant qu’elle attendait depuis des années, comme une grâce du Seigneur : Jean Baptiste, son fils, sera le précurseur du Messie. Et la langue de son mari, Zacharie, se déliera pour glorifier les bienfaits du Seigneur envers son peuple.

Ce sont les bergers qui peuvent contempler le Sauveur. Ce sont les Mages qui, de longue date, scrutaient les cieux à la recherche des secrets de l’absolu, et qui viendront se prosterner et adorer le Nouveau-Né. C’est le vieillard Siméon qui, lui aussi, a attendu depuis longtemps le Messie : « Lumière des nations et gloire d’Israël. » (Luc 2,32).

C’est Anne, la prophétesse vénérée qui jubile à cause de la Rédemption de Jérusalem.

C’est Joseph, silencieux, vigilant, attentif et tendre : père, gardien et protecteur de l’enfant fragile.

C’est elle enfin, elle par-dessus tout : la Mère, Marie Très Sainte, qui devant l’ineffable dessein de Dieu, s’est enfoncée dans sa petitesse, se déclarant « la servante » du Seigneur, entrant avec une entière disponibilité dans le projet divin.

 

Jean Paul II

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